Henri Nanot poète paysan et écrivain libertaire (1921 - 1962)

Ce site a pour objectif de vous présenter l'histoire d'Henri Nanot et le combat de son fils Jean-Jacques qui depuis 30 ans, se bat pour faire réhabiliter la mémoire de son père.

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Jean Jacques Nanot est né en 1952 en Corrèze. Au bout de 2 ans ses parents se séparent et Jean Jacques est élevé par sa grand-mère qu’il appelle toujours « la première femme de sa vie ».

Il ne verra plus jamais son père, qui pourtant suit son évolution de loin. Jean Jacques se souvient vaguement d’un monsieur qui vient le voir jouer dans le parc, le regarde avec des yeux remplis d’amour et lui offre un ballon. Il saura plus tard qu’il s’agissait de son père.

Son père, Henri Nanot, poète paysan et écrivain libertaire a publié en 1945 un livre aux éditions du populaire du centre « Scènes de la vie du maquis » où il raconte son quotidien au cœur du maquis limousin.
C’est le meilleur ami d’André Breton, poète surréaliste, rencontré à l’armé.

Sa vie bascule en 1957 A Masseret, une bombe endommage la maison de Marcel Champeix, sénateur de Corrèze et Secrétaire d'État aux Affaires Algériennes. Henri Nanot, que son engagement pour l'indépendance de l'Algérie et ses sympathies socialistes, puis communistes, rendent suspect, est accusé d'avoir posé l'engin.

La police l'arrête et l'interroge tellement brutalement qu'il est admis à l'hôpital de Limoges ; Henri Nanot ne s'en remettra jamais... Ses tortionnaires sont les mêmes qui luttaient contre Georges Guingouin le préfet du maquis qui libéra Limoges.

En 1958, la cour d’assises de Tulle le reconnait coupable malgré toutes les dénégations de l'auteur, et le soutien de son ami André Breton.

Henri Nanot meurt en 1962 après avoir été transféré de prisons en hôpitaux psychiatriques...

En 1987, presque par hasard, Jean Jacques Nanot qui est devenu plâtrier peintre écoute la radio sur un chantier tout en travaillant et entend une émission de France Bleu Limousin consacrée à René Rougerie.

Manque de chance, les piles du poste de radio tombent en panne et Jean Jacques n’entendra pas la fin de l’émission où René Rougerie parlait de son père.

Mais Jean Jacques qui avait beaucoup apprécié la façon de parler de cet homme décide de prendre contact avec lui, et découvre avec stupéfaction, qu’il était un des amis de son père !

Depuis ce jour, Jean Jacques apprend à connaitre son père disparu trop tôt et son histoire plus qu’injuste. René Rougerie publiera avec l’aide de Jean Jacques en 1988 « Henri Nanot, Un amour fou de liberté » réédité en 2014 et préfacé par Eugène Durif, dramaturge et écrivain français, qui en 2008 écrira une pièce de théâtre inspirée de l’histoire d’Henri Nanot « La nuit des feux ».

Un autre rebondissement dans la vie de Jean Jacques… en 1985, lorsqu’il récupère la maison de son père après de nombreuses et difficiles démarches, il découvre dans la grange, sous un énorme tas de chiffons un manuscrit de son père, qu’il n’a pas pu éditer à cause de son arrestation. Il a été caché là à sa demande par la mère d’Henri en 1957 lorsqu’il a été arrêté par la police afin de le protéger.

Jean Jacques le fera publier en 2013, 56 ans plus tard, sous le titre « Chamberet, une ville de Corrèze dans la terreur » dénonçant des manigances policières destinées à faire tomber le préfet du maquis Georges Guingouin.

Henri Nanot fut le Dreyfus du xxe siècle.

Depuis une trentaine d’années, Jean Jacques Nanot se bat pour faire réhabiliter la mémoire de son père, innocent, qui, à force de complots et de tortures a vu sa vie brisée par l’injustice.

Aujourd’hui il s’est lui aussi lancé dans l’écriture d’un livre intitulé « Comment je suis devenu le fils d’Henri Nanot » racontant ce rendez vous manqué avec son père qu’il soutient et qu’il aime comme s’il l’avait connu.

Après de nombreuses recherches de toutes parts il espère trouver « LE » fait nouveau, « LE » petit détail qui pourra relancer la révision du procès de son père.

Deux personnes toujours en vie savent qui a posé la bombe, mais ne veulent pas parler, « parce qu’ils ont promis… »
Jean Jacques sait que le temps lui est compté pour découvrir la vérité de la bouche des témoins de l’époque et se bat quotidiennement pour faire avancer les choses.

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